L'art d'écrire avec Samuel Gallet |
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| Culture - Talents |
| Écrit par Sylvette KANDEL |
| Vendredi, 27 Mars 2009 21:14 |
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![]() Sorti de l’Ensatt (Ecole nationale des arts et des techniques de théâtre) en 2006 cet écrivain prometteur a écrit quelques pièces dont Les Biens immobiles et Point de départ diffusées sur France Culture en septembre 2006. Il également publié Autopsie du Gibier ainsi qu’Encore un jour sans. Trois de ses pièces ont été jouées sur scène, L’éperdu au nouveau théâtre du 8e à Lyon, Le grand bâtiment jaune à la comédie de Valence, ainsi qu’Oswald de nuit dans lequel il jouait.
Trois questions à Samuel GalletQu’est-ce qu’un un atelier d’écriture, pourquoi à Privas ? "Un atelier d’écriture est un lieu de réflexion et de sensibilisation autour du théâtre contemporain comme forme vive, mais aussi une réflexion sur le collectif au travail... L’atelier est un lieu où chacun écrit ses petits textes mais c’est aussi un endroit où l’on questionne par l’écriture et la poésie". Privas, c’est un peu le jeu du hasard. Par l’intermédiaire de Jean-Pierre Siméon de La Comédie de Valence, j’ai rencontré Dominique Lardenois, directeur du théâtre de Privas, qui avait entendu l’un de mes textes et m’a proposé cette résidence à Privas. Il me laisse totalement carte blanche pour animer plusieurs ateliers. Un groupe, appelons le « Si tu vois l’herbe en janvier » du nom du texte en cours, à la médiathèque. « Cherchons repère et vague futur » avec des lycéens de Tournon tandis que le troisième atelier se déroulera à la prison et débutera le 6 avril". A public différent, travail différent, thème différent ? "Les difficultés ne sont pas toujours les mêmes car il faut à la fois sentir la sensibilité de chacun et réussir à l’emporter dans un travail collectif. Il n’y a pas les mêmes blocages, il n’y a pas les mêmes désirs, il faut que les gens se sentent autorisés, mais ça revient à peu près au même. Je ne change pas, les exercices imposés doivent décomplexer et j’improvise beaucoup. Ce qui m’intéresse, c’est pas tant que ça réussisse (ndlr : à un texte abouti) avec toutes les difficultés que ça veut dire, mais que ça se mette en marche. Pour moi, c’est le théâtre et la réflexion qu’on entretient avec l’art !". On travaille sur le thème de la ville et de l’utopie, un thème sur lequel j’ai déjà mené deux ateliers en prison : l’un avec des hommes à Saint-Quentin Fallavier, l’autre avec des femmes à Lyon. Avec l’ensemble de ces ateliers marqué par un « à quoi bon très fort » je constituerai un texte final". Quel rapport entre votre travail personnel et ces ateliers ? "Je suis un écrivain qui vient ouvrir son atelier. Je travaille sur des personnages, des énergies, des insurrections internes et des situations extrêmes et sans issue et les ateliers me posent clairement des questions de théâtre. Ce qui m’intéresse, c’est cette énergie pour se ré-approprier le monde par la parole. Je continuerai ce travail, avec ces groupes où pas, il faut surtout que ce soit retransmis, soit sous forme d’écriture dramaturgique, soit vers la théâtralité, je ne sais pas encore quelle sera la suite, mais il y aura c’est certain, une restitution publique sous forme de lecture". |
| Mis à jour le Vendredi, 27 Mars 2009 21:36 |
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